Le formulaire S3201, aussi connu sous l’appellation Cerfa 11135*04, est l’attestation de salaire que l’employeur rédige pour permettre le versement des indemnités lors d’un arrêt de travail. Dans cet article je vous explique clairement quand et comment utiliser ce document, quelles informations il contient, et pourquoi il a un impact direct sur les revenus du salarié et les obligations de l’employeur.
Ce qu’il faut retenir :
Je vous le dis clairement : bien rempli et transmis sans délai, le S3201 déclenche les IJSS et sécurise les revenus de votre salarié tout en vous évitant des retours de la CPAM.
- Quand l’utiliser : arrêts maladie, congés maternité/paternité/adoption, grossesse empêchant de travailler, temps partiel thérapeutique, garde d’enfant.
- Chiffres clés à renseigner : salaires bruts des 6 derniers mois, activité 200 heures/3 mois ; les IJSS = env. 50% du salaire journalier.
- Actions express : rassemblez bulletins et contrat, vérifiez numéro de sécurité sociale et SIRET, précisez motif et dates, envoyez en dématérialisé si possible.
- Erreurs à éviter : attestation incomplète, NIR ou date d’embauche erronés, oublier de signaler une reprise à temps partiel thérapeutique (risque de trop-perçu).
- Bon réflexe : gardez une copie signée et alignez les montants avec la paie pour éviter les demandes complémentaires.
Définition du formulaire S3201
Le formulaire S3201 est l’acte administratif par lequel l’employeur transmet à la Sécurité sociale (la CPAM) les éléments nécessaires au calcul des indemnités journalières. C’est le document de référence pour déclencher et justifier le versement des prestations liées à un arrêt de travail.
Sur ce Cerfa, l’employeur détaille la rémunération et les conditions d’emploi du salarié afin que la CPAM puisse vérifier l’admissibilité et déterminer le montant des indemnités journalières (IJSS). Sans ce justificatif, le traitement des droits est ralenti, voire bloqué.
Cas d’application du formulaire S3201
Le S3201 s’applique dans plusieurs situations d’absence ou d’incapacité de travail. Voici les contextes les plus fréquents où l’attestation doit être fournie à la CPAM.
Arrêt de travail pour maladie
En cas d’arrêt maladie, l’employeur doit établir le S3201 pour permettre le calcul des indemnités journalières. Le document précise les salaires de référence et la période d’indemnisation demandée par le salarié.
Cette attestation sert à vérifier que le salarié remplit les conditions d’ouverture de droits, notamment la durée d’affiliation et le niveau de cotisation. Une attestation incomplète peut entraîner un rejet du dossier ou un paiement différé.
Congés de maternité, paternité et adoption
Les congés liés à la parentalité (maternité, paternité, adoption) nécessitent également un S3201. L’attestation permet de calculer les IJSS spécifiques à ces motifs, qui peuvent différer dans la durée et les règles de prise en charge.
Pour ces cas, l’employeur doit indiquer la date prévue du congé, les éléments de rémunération qui servent de base de calcul et toute information relative à une cessation anticipée ou à une reprise progressive.
Grossesse empêchant de travailler
Lorsqu’une grossesse impose une inaptitude temporaire au travail, l’arrêt producteur d’indemnités requiert le S3201. La nature du motif est précisée sur le formulaire pour que la CPAM applique les règles spécifiques aux pathologies liées à la grossesse.
Le rôle du formulaire est de lier le diagnostic médical aux éléments salariaux : sans lien clair entre l’arrêt et la rémunération, le calcul des IJSS peut être erroné ou retardé.
Temps partiel thérapeutique
Le dispositif de temps partiel thérapeutique implique une reprise partielle du travail combinée à des indemnités. Le S3201 doit alors indiquer la situation exacte : horaires réduits, rémunération perçue et période concernée.
Préciser ces éléments permet à la CPAM de cumuler correctement salaire et indemnités, et d’éviter un trop-perçu ou une rupture de versement. L’attestation fait le lien entre accord médical, décision de l’employeur et versement des prestations.
Garde d’enfants / obligations familiales
Pour certains arrêts liés à la garde d’enfants malade ou à des événements familiaux, le S3201 est requis pour ouvrir les droits aux IJSS spécifiques. Le motif doit être clairement renseigné afin d’identifier la base légale du versement.
La précision du motif et des dates facilite l’instruction du dossier par la CPAM et réduit le risque de demande complémentaire ou de suspension des aides.
Contenu essentiel du formulaire
Le S3201 rassemble des informations administratives et des éléments de salaire indispensables au calcul des prestations. Voici ce que l’on retrouve habituellement, section par section.
Données de l’employeur
Le formulaire exige les coordonnées de l’employeur : raison sociale, SIRET, adresse complète et téléphone. Ces informations permettent à la CPAM de vérifier l’existence et la situation de l’entreprise.

En cas de délégation (gestionnaire de paie ou cabinet), il convient d’indiquer clairement le tiers qui transmet l’attestation pour éviter les erreurs de traitement et les demandes de précisions.
Informations du salarié
Le S3201 contient les renseignements personnels du salarié : nom, prénom, numéro de sécurité sociale, poste occupé et date d’embauche. Ces éléments servent à rattacher l’arrêt à la bonne personne.
Une erreur sur le numéro de sécurité sociale ou la date d’embauche peut entraîner un rejet technique du dossier et retarder le versement des indemnités. Il faut donc vérifier ces données avant transmission.
Salaires et heures
Le calcul des IJSS repose sur les salaires bruts des 6 derniers mois précédant l’arrêt. Le formulaire demande ces montants ou, à défaut, la transmission des bulletins de paie correspondants.
La condition d’activité est aussi contrôlée : l’employeur doit attester que le salarié a travaillé au moins 200 heures sur les 3 derniers mois ou l’équivalent en cotisations pour ouvrir droit à certaines indemnités.
Voici un tableau récapitulatif des informations salariales couramment demandées.
| Élément | Description | Exemple |
|---|---|---|
| Salaires bruts (6 mois) | Somme des rémunérations soumises à cotisation servant de base | 3 000 €, 3 200 €, 3 100 €, … |
| Heures travaillées (3 mois) | Vérification du seuil de 200 h ou équivalent | 210 h sur le trimestre |
| Informations complémentaires | Primes, IJ complémentaires versées par l’employeur | Prime annuelle proratisée |
Motif d’arrêt et modalités de reprise
Le motif de l’arrêt (maladie, maternité, paternité, adoption, etc.) figure explicitement sur le S3201. L’employeur indique également si une reprise anticipée ou une reprise à temps partiel est prévue.
Ces précisions influencent la durée des droits et la manière dont la CPAM calcule les indemnités. Toute reprise partielle doit être mentionnée pour éviter des erreurs de cumul entre salaire et indemnités.
Importance du formulaire S3201 pour les droits du salarié
Le S3201 est le document qui permet d’acter et de justifier le versement des indemnisations. Sans attestation fournie par l’employeur, le salarié risque de subir un arrêt du versement des IJSS ou un rejet de sa demande.
Concrètement, les indemnités journalières représentent en moyenne 50% du salaire journalier de base. Le S3201 sert à établir ce salaire journalier de référence avec précision.
Au-delà du montant, l’attestation prouve les droits et évite des redressements ultérieurs. Si l’employeur tarde ou remplit mal le formulaire, le salarié peut subir des retards de paiement. L’entreprise, elle, s’expose à des demandes de régularisation ou à des sanctions administratives en cas de manquements répétés.
Procédure de remplissage et d’envoi
Le traitement rapide et exact du S3201 accélère le paiement des indemnités. Voici les étapes et règles à respecter pour éviter les refus ou les délais.
Après un arrêt de travail, l’employeur doit remplir l’attestation sans délai. La précision des montants et des dates réduit le risque de demandes complémentaires de la CPAM.
- Rassembler les bulletins de paie et les informations contractuelles.
- Vérifier le numéro de sécurité sociale et le SIRET.
- Indiquer précisément le motif et la période de l’arrêt.
- Transmettre le formulaire à la CPAM par voie papier ou électronique.
Le S3201 peut être envoyé en format papier ou via une transmission dématérialisée selon les outils de l’entreprise. Les fournisseurs de paie proposent souvent des flux automatisés vers la CPAM pour gagner du temps et limiter les erreurs.
En cas de difficultés financières de l’entreprise pendant un arrêt de travail, consultez les démarches liées au dépôt de bilan pendant un arrêt maladie.
Pour télécharger le formulaire ou obtenir les modalités actualisées, on se réfère au site officiel de l’administration et aux ressources administratives. Le document PDF officiel est disponible pour consultation et impression. Pensez à conserver une copie signée pour vos archives et pour les éventuelles vérifications futures.
En synthèse, le formulaire S3201 est le point de jonction entre l’employeur, le salarié et la CPAM pour la gestion des arrêts de travail et le calcul des indemnités. Rempli rapidement et précisément, il protège les droits du salarié et limite les risques pour l’entreprise.




